Analyse du texte de « Fondamentalement »


Nb: clip disponible sur la page d’accueil

 

1er couplet :

Qui mieux que moi peut prétendre
À comprendre mes méandres ?
Et je crois : sur c’qu’on pense
Pondre une science, c’est un non-sens

Au fil de son œuvre abondante, Freud suggère qu’un psychanalyste fidèle et rompu à ses enseignements sera à même de décoder l’inconscient de son patient, notamment à travers l’interprétation de ses rêves (il faut lire certains exemples que Freud avance pour se rendre compte du caractère souvent grotesque de ses analyses). Pour ma part, je considère que l’esprit humain est tellement complexe qu’il ne saurait se résumer à quelques concepts simplistes tels que le complexe d’Œdipe… En conséquence, la seule personne qui me parait en mesure d’interpréter correctement son esprit, c’est soi-même… d’où la question posée dès l’introduction de ma chanson.
Par ailleurs, Freud affirme que sa méthode est scientifique. Une lecture attentive de sa correspondance suffit à réaliser que ce postulat est totalement faux. L’être humain a toujours eu besoin de réponses pour comprendre qui il est. À mes yeux, les théories freudiennes ne sont rien d’autre que de maladroites tentatives visant à apaiser nos angoisses existentielles. Ces théories peuvent sembler rassurantes en ce sens qu’elles nous apporteraient une meilleure compréhension de nous-mêmes mais cela ne les rend pas pour autant incontestables et encore moins universelles. Je ne crois d’ailleurs pas qu’il existe de vérités universelles et encore moins scientifiques permettant d’expliquer qui nous sommes vraiment. Selon moi, ce terrain relève de la philosophie et non de la science. Je considère donc que la démarche simpliste et systématique de Freud visant à expliquer “scientifiquement” nos comportements n’a strictement aucun sens !

Nb: par contre, cela ne veut pas dire pour autant que d’autres méthodes ne puissent pas expliquer certains mécanismes chez l’individu mais on ne peut pas tout ramener à un seul concept saugrenu pour expliquer l’origine des névroses.

Et je vois, en ce roi
Du divan, un charlatan
Qui affirme par sophismes
Qu’un penchant nous rend souffrants

Freud prétend guérir… or, il ne guérit pas ! Il en fait lui-même l’aveu dans sa correspondance privée ! Reportez-vous à la rubrique « Critique » de ce site pour vous en faire une idée. On peut donc affirmer que ce « roi du divan » s’avère donc bien n’être qu’un charlatan.
De plus, le thème central qui revient sans cesse dans son œuvre, à savoir le complexe d’Œdipe, expliquerait quasiment toutes les névroses. Freud va même plus loin : chaque jeune garçon rêve de coucher avec sa mère et souhaite tuer son père… qui représente un obstacle à la réalisation de ce désir (et inversement pour les filles). Si vous le reconnaissez, c’est la preuve de la validité de sa théorie. Si vous le niez, c’est que vous refoulez ce désir et c’est donc également une preuve. Bref, c’est toujours vrai et nous en souffrons tous ! Voilà un bel exemple de sophisme ! Personnellement, je n’y souscrits pas !

Refrain :

Fondamental, fondamentalement
Je suis content d’ignorer ce complexe
Où chacun s’rait constant
Fondamental, fondamentalement
Rester confiants, crier qu’on le conteste
Ce délire d’inconscient
Fondamental, fondamentalement
Tous différents !

En fonction des explications qui précèdent, la première partie du refrain de ma chanson exprime mon opposition fondamentale au concept du complexe d’Œdipe et surtout à sa prétendue universalité. « Ignorer (ce complexe) » doit bien entendu être compris dans le sens « N’avoir pas fait l’expérience de quelque chose, ne pas éprouver » et non « Ne pas connaître ». Autrement dit, je suis content de ne pas être ou avoir été le jouet de pensées incestueuses soi-disant universelles.
La seconde partie du refrain invite à garder foi en soi et à ne pas hésiter à réfuter ouvertement le portrait farfelu de notre inconscient que Freud nous dresse.
Enfin, je conclus mon refrain par cette formule qui résume bien ma pensée : en définitive, nous sommes… « Tous différents ! ».

2nd couplet :

Et ce Sigmund, he’s no good
Ça m’dégoute qu’on écoute
Ses ragots de mytho,
Mégalo, démago…

Outre le fait que je considère que Freud… ce n’est pas bon, la phrase « Et ce Sigmund, he’s no good » constitue dans le même temps un clin d’œil au personnage de bande dessinée Iznogoud. Ce dernier étant connu du grand public pour être la quintessence même du manipulateur ambitieux et pathétique, il me paraissait intéressant qu’on puisse établir rapidement un parallèle entre ce personnage et Freud étant donné qu’ils sont tous deux essentiellement mus par leur orgueil démesuré (voir la rubrique « Critique » de ce site pour ce qui est des exemples).
Ensuite, j’exprime le regret de constater tout le crédit que l’on accorde encore aujourd’hui à l’œuvre de Freud pourtant édifiée sur d’innombrables mensonges. Je le qualifie de mythomane (dans le sens fabulateur), de mégalomane (voir à nouveau la partie du texte de la rubrique « Critique » abordant son désir de grandeur) et de démagogue. Ce dernier qualificatif indique que Freud prétendait pouvoir guérir toutes les névroses grâce à sa méthode infaillible (une panacée en quelque sorte)… alors qu’une recherche biographique sérieuse suffit à démontrer son impuissance à guérir (qu’il finit d’ailleurs par reconnaître lui-même).

…qui fabriquent des disciples
Qui m’semblent tous inféodés
Car son trip nécessite
D’y passer pour pratiquer

Les ragots (autrement dit, les inventions et mensonges avérés de Freud sur ses prétendues réussites) ont conduit nombre de ses contemporains à s’engager dans une psychanalyse didactique afin de devenir eux-mêmes psychanalystes. C’est ainsi que la psychanalyse freudienne a connu son essor. Freud a d’ailleurs largement abandonné la consultation de patients névrosés pour privilégier le volet didactique. Or, si la condition nécessaire pour revendiquer son statut de psychanalyste est de se soumettre à une analyse, il devient alors délicat de critiquer cette méthode sans risquer de remettre en cause sa propre légitimité. De mon point de vue, les disciples de Freud étaient donc contraints « d’y passer » et devenaient du même coup inféodés à leur mentor. Freud n’hésitait d’ailleurs pas à répudier les contestataires.
Il faut noter que l’utilisation du mot trip n’est pas anodine. Bien sûr, la psychanalyse reste le trip de Freud (c’est son truc en quelque sorte); cependant, quand on connait son addiction à la cocaïne, on peut raisonnablement penser que cela a été d’une influence significative dans l’élaboration de ses théories farfelues. Le mot « Trip » a donc été sciemment choisi pour son ambiguïté en la matière.

Refrains :

Fondamental, fondamentalement
Je suis content d’ignorer ce complexe
Où chacun s’rait constant
Fondamental, fondamentalement
Rester confiants, crier qu’on le conteste
Ce délire d’inconscient
Fondamental, fondamentalement
Tous différents !

Fondamental, fondamentalement
Je suis content…
Fondamental, fondamentalement
Rester confiants…
Fondamental, fondamentalement
Tous différents !

Conclusions :

Vous noterez que mon avis sur la psychanalyse freudienne est assez tranché. Cependant, en dépit des preuves irréfutables confirmant la fumisterie freudienne, vous constaterez que j’utilise beaucoup de précautions oratoires dans mon texte (« Je crois », « Je vois », « Qui me semblent », l’usage du conditionnel, …). Contrairement à de nombreux partisans de Freud, je ne m’exprime pas en prétendant détenir la vérité. J’ai plutôt choisi l’angle de l’opinion personnelle pour ne pas trop heurter l’auditeur ayant une idée préconçue relevant de la légende freudienne… mais en essayant tout de même de l’interpeller par les éléments nouveaux que le texte de ma chanson aura pu lui apporter. J’espère ainsi éveiller la curiosité de certains afin qu’ils s’intéressent davantage à la question et qu’ils se documentent de manière à se forger une opinion mieux fondée sur les théories de Freud (élucubrations ou non).

Soyons francs, ma démarche a été largement déterminée par le remarquable travail de recherche réalisé par les auteurs du Livre Noir de la Psychanalyse et par Michel Onfray à travers son ouvrage « Le crépuscule d’une idole – L’affabulation freudienne » ainsi que par ses nombreuses interventions sur le sujet.

En réponse à la prétendue universalité des théories freudiennes, je me permettrai de conclure en rappelant le slogan final de ma chanson : « Tous différents ! »