Critique de Freud – Description « YouTube »

Une critique de Freud en musique.


Contexte de la chanson :

Oser une critique de Freud et de sa psychanalyse revient souvent à s’attaquer à une religion et ses dogmes : rien n’est contestable et le génie de son inventeur ne saurait être remis en cause. Cette notion est hélas bien ancrée dans “ l’inconscient collectif ”.
Freud lui-même reste sans équivoque à ce sujet dans son interview de fin de vie accordée à la BBC : la psychanalyse est une science basée sur des faits.

Qu’en est-il vraiment ?
Pour disposer d’une valeur universelle, une science doit d’abord se baser sur une observation objective et rigoureuse de faits vérifiables avant d’établir des conclusions. Or, Freud procède exactement dans le sens inverse !
On découvre dans son abondante correspondance privée (qu’il a d’ailleurs tenté de faire disparaître… et on le comprend) que l’idée du complexe d’Œdipe lui vient d’une réflexion personnelle qu’il considère avoir vocation universelle. C’est donc en toute subjectivité qu’il cherchera systématiquement à retrouver chez ses patients la démonstration de son hypothèse… quitte à nier les évidences !

À titre d’exemple, dans « 5 psychanalyses », il nous présente le cas du « Petit Hans » et, le moins que l’on puisse dire, c’est qu’on peut aisément qualifier son analyse de grotesque. De quoi s’agit-il ?

On vient consulter Freud pour le cas du « Petit Hans », un jeune garçon en proie à une phobie des chevaux. Peu de temps auparavant, ce garçon fut le témoin d’un accident de carrosse où un cheval vint pratiquement s’écrouler à ses pieds. De quoi légitimement développer une phobie des chevaux. Eh bien pour Freud, il n’en n’est rien : les chevaux portent un mors aux dents et celui-ci symbolise la moustache que son père arbore. C’est donc le complexe d’Œdipe qui est à l’œuvre et la phobie du garçon traduit en réalité la crainte d’un père castrateur. L’efficacité de la méthode freudienne est si puissante à guérir qu’elle s’effectue même par procuration. En effet, c’est en fait le père du garçon qui fait l’objet des séances de psychanalyse. Devenu adulte, le « Petit Hans » désavouera les conclusions de Freud en attribuant bien sa phobie des chevaux à l’accident dont il a été témoin et non au complexe d’Œdipe. Après ça, il faut encore croire Freud sur parole… mais que vaut sa parole ?

Citons le célèbre cas d’Anna O. Il s’agit d’une patiente que Freud déclare dans son œuvre avoir été guérie de son hystérie par les bienfaits de la psychanalyse. Or, dans le même temps, il confie dans une lettre à sa fiancée que cette patiente est complètement détruite et ne s’en remettra jamais.

Pire encore pour un médecin, en 1896, lors d’une conférence pour la psychiatrie et la neurologie à Vienne, il annonce fièrement avoir guéri 18 cas d’hystérie grâce à sa méthode. Quelques jours plus tard, il écrit à son ami Fliess que son cabinet est vide et qu’il n’a encore pu terminer AUCUNE psychanalyse. La technique de persuasion que Freud utilise pour asseoir ses théories porte un nom : c’est du bluff !

Les exemples abondent et une étude récente portant sur les 31 patients connus de Freud conclut que, pour 28 d’entre eux, leur état stagne ou empire (internements, suicides ou tentatives de suicide…).

On peut donc affirmer que Freud était tout bonnement un menteur en présentant des réussites qui n’en étaient pas. On retrouve d’ailleurs une lettre écrite en 1911 dans laquelle il dit : « On appelle la cure psychanalytique “un blanchiment de nègre”. […] Je me console souvent en me disant que si nous sommes si peu performants au niveau thérapeutique, nous apprenons au moins pourquoi on ne peut l’être davantage ».
En résumé, Freud lui-même ne croyait pas à l’efficacité de ses propres théories. Dans sa correspondance, il écrit même à son ami Fliess qu’il ne se considère pas comme un homme de science.

En réalité, on se rend compte que Freud avait avant tout soif de célébrité et de fortune. Vexé de ne toujours pas avoir reçu le prix Nobel en 1917, il publiera d’ailleurs un article expliquant que l’importance de ses découvertes dépasse pourtant celles de Copernic et Darwin. Mégalomanie quand tu nous tiens…
On peut également s’interroger sur les conditions dans lesquelles ses théories ont été fondées quand on connait son addiction à la cocaïne. Il la présentera même comme une panacée à travers une publication intitulée « Sur la cocaïne »… publication qu’il fera ensuite disparaître de sa bibliographie officielle.

Pour nier ces éléments biographiques, il faudrait en être ignorant… ou être négationniste. Sans vouloir nécessairement dire que rien n’est crédible dans l’œuvre de Freud, il n’en demeure pas moins que ma chanson affirme que la psychanalyse de Freud n’a rien d’une science et j’y exprime mes plus vives réserves quant à l’universalité du « Complexe d’Œdipe » et de « L’interprétation du rêve ».

Selon moi, nous sommes tous différents !


La réalité mondiale :

On serait tenté de croire que la place que Freud occupe dans notre réalité francophone continentale est la même partout dans le monde. Cependant, la vérité d’ici n’est pas forcément la vérité d’ailleurs. Voici un extrait du « Livre Noir de la Psychanalyse » à ce sujet :

« Après s’être répandue comme une traînée de poudre dans la première moitié du XXe siècle, surtout aux États-Unis, la psychanalyse a vu sont autorité se réduire comme peau de chagrin. L’histoire officielle du freudisme a été progressivement remise en cause par ceux que l’on appelle en anglais « Freud scholars », soit, en traduction littérale, les « érudits de Freud ». Ceux-ci ont révélé bien des mensonges dans l’œuvre originelle.

Parallèlement, la psychanalyse a été déconsidérée en tant que thérapie. Dans l’Europe du Nord et les pays anglo-saxons, elle n’est quasiment plus enseignée en faculté de psychologie et a trouvé refuge dans les facultés de lettres ou de philosophie.

Au Pays-Bas, nation où l’on consomme le moins d’anxiolytiques, la psychanalyse est quasi inexistante en tant que thérapie. Aux États-Unis, seulement 5.000 personnes suivent une psychanalyse : un chiffre qui, rapporté aux 295 millions d’Américains, apparaît aujourd’hui tout à fait marginal. La célèbre Société psychanalytique de New-York peine chaque jour davantage à recruter des candidats. Le Myers, l’un des manuels les plus utilisés par les étudiants de psychologie outre-Atlantique, ne consacre que 11 pages aux théories freudiennes, sur les 830 qu’il comporte !

La France et l’Argentine auraient-elles raison, seules, contre le reste du monde ? »