Origine et objectifs de la chanson « Fondamentalement »

D’où vient l’idée d’écrire une chanson sur Freud (ou plutôt contre Freud) ?

Avant tout, il s’agit d’un acte spontané puisque la trame du texte et la mélodie me sont venues en quelques minutes. Par contre, travailler le texte pour le faire précisément correspondre avec ce que j’avais envie de dénoncer résulte d’un processus bien plus long. Quoi qu’il en soit, c’est un sujet sur lequel j’avais déjà longuement médité avant que ça ne devienne une chanson. J’ai toujours nourri le plus grand scepticisme à l’égard des concepts freudiens et notamment la théorie du « Complexe d’Œdipe ». La lecture de l’ouvrage « Le crépuscule d’une idole » de Michel Onfray traitant de l’affabulation freudienne a finalement transformé mon scepticisme en conviction. On peut même dire que j’ai été scandalisé par la supercherie freudienne présentée par Michel Onfray à travers son ouvrage basé sur les révélations faites par « Le Livre Noir de la Psychanalyse ». J’étais donc habité par l’envie de m’exprimer sur ce sujet.

Si l’on considère que l’essentiel a déjà été dit par Michel Onfray et Le Livre Noir de la Psychanalyse sur ce sujet, la création d’une chanson s’y rapportant présente-t-elle encore un intérêt ?

De mon point de vue, oui ! En dépit de la couverture médiatique dont a bénéficié Michel Onfray avec son ouvrage, il suffit d’interroger quelques quidams pour se rendre compte que la légende est tenace et que Freud est encore majoritairement considéré comme le génial inventeur d’une méthode scientifique destinée à guérir les névroses. Il est donc certainement toujours utile “d’enfoncer le clou”.

Je me dois d’ajouter que, même si je me suis plutôt concentré sur l’aspect biographique dans les paroles de ma chanson, on peut toujours considérer que, si la psychanalyse de Freud ne guérit sans doute pas, ce n’est pas bien grave à partir du moment où elle reste inoffensive. Or, selon moi, la psychanalyse freudienne est encore perçue comme une discipline médicale méritant autant de crédit qu’une autre. C’est en cela qu’on peut envisager sa dangerosité.

En effet, même dans des cas de désordres physiques, lorsqu’on peine à pouvoir en expliquer l’origine, combien de fois n’entend‑on pas un médecin en conclure « C’est psychologique » ? Persuadés qu’elle peut guérir, on a trop souvent tôt fait de diriger le malheureux patient vers une psychanalyse… en se dispensant du même coup d’épuiser toutes les autres causes possibles. On sait désormais que cette discipline ne guérit pas au-delà de l’effet placébo. On imagine donc combien le temps perdu en psychanalyse peut avoir des conséquences dramatiques sur une maladie physique (qui poursuit évidemment son évolution naturelle)… surtout quand ladite maladie n’a effectivement aucune origine psychologique. Autrement dit (et pour établir une comparaison marquante), c’est un peu comme si des médecins se mettaient à renvoyer leurs patients cancéreux chez un spécialiste de la dilution !

On l’aura compris, sans même qu’il soit besoin de reprendre les nombreuses victimes du divan en exemple, je pense que la méfiance doit rester de mise et j’espère que mon projet participera, comme bien d’autres, à la nécessaire démystification de la légende freudienne.